La playlist de mars
Notre sélection musicale du moment :
Tous les titres sont extraits d'albums disponibles à l'Espace Musique de la Médiathèque :
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A place where
Dirigé par la pianiste Nina Gat et la batteuse Ananda Brandão, Ninanda fusionne dans son premier album le jazz moderne et un folk envoûtant dans des compositions magiques, mettant en valeur des rythmes puissants et des voix rêveuses, sur des harmonies riches et complexes. Le guitariste Maxime Boyer et le contrebassiste Mathieu Scala complètent le quartet, y apportant leur part d'inspiration. -
Acide balkanique
Acide balkanique est le deuxième album du groupe roumain Balkan Taksim. Le groupe poursuit ici un voyage musical à travers des endroits réels et imaginaires. Cet album contient huit titres, certains sont des morceaux purement instrumentaux, d'autres sont des chansons interprétées en roumain et en serbo-croate. Les deux chansons traditionnelles enregistrées ici viennent pour l'une du nord-est de la Roumanie et pour l'autre de Turquie, mais passée par le prisme de l'ex-Yougoslavie, plus précisément la Bosnie Fidèle à ses racines musicales et à ses expériences personnelles, le groupe joue de plusieurs instruments à cordes traditionnels : le tanbur ottoman classique se mêle au luth folklorique roumain - la cobza - et, entre les deux, on peut entendre les voix de deux membres de la famille des tamburica (luths à long manche), le prim et le dangubica (appelé également samica). Comme à son habitude, le groupe utilise ces sons traditionnels parfois filtrés et distordus. En guise de signature sonore, Balkan Taksim incorpore les textures acides de l'électro-saz turc saturé, une de leurs sonorités préférées. Tous ces moyens techniques sont mis en œuvre pour créer un espace à la fois brut et réel, mais aussi onirique. Acide balkanique est le fruit d'une rencontre hypnotique entre plusieurs espaces géographiques et culturels : interprétées par les sons électroniques contemporains, les voix des musiciens paysans des Carpates rencontrent les mélodies rythmées des troubadours des Balkans, dans une véritable quête d'unité. Une invitation à la danse, une invitation à la méditation. -
Afim
Mr Bongo est fier de présenter AFIM, le deuxième album solo de l'un des talents les plus prometteurs de la nouvelle scène brésilienne : Zé Ibarra. Vous connaissez peut-être la voix envoûtante et hypnotique d'Ibarra à travers son travail avec Bala Desejo, groupe réunissant quatre musiciens récompensé par un Latin Grammy, ou encore avec le groupe Dônica. Il a également accompagné la légende Milton Nascimento en tournée, à la guitare et au chant - un véritable honneur et une preuve éclatante de son talent. En solo, il a donné des concerts en tête d'affiche au Japon, au Portugal et aux États-Unis, et vient de terminer une tournée de soutien avec le grand Seu Jorge. AFIM se compose de huit titres, mêlant des compositions originales d'Ibarra à des reprises d'artistes contemporains et amis, tels que Sophia Chablau, Tom Veloso et Dora Morelenbaum. L'album combine des éléments de MPB, de jazz, de pop et de rock progressif, dans un style audacieux et affirmé. -
Afroblues
Le nouvel album de la chanteuse Natalia M. King est une fusion vibrante de genres, où se rencontrent l'énergie irrésistible de l'afrobeat, les textures électroniques de la dance music et la profondeur du blues. Avec cet album, King réaffirme son goût pour l'expérimentation et son désir d'innover, livrant une œuvre à la croisée des cultures, portée par des thèmes forts : l'émancipation, la joie et la résilience. -
Cover girl
Troisième album de Lady Wray sur Big Crown Records, "Cover girl" est une célébration vibrante de l'amour, de la foi et de la renaissance personnelle. Toujours épaulée par son complice de longue date Leon Michels à la production, Lady Wray mêle gospel, soul rétro, disco, R&B 90s et hip-hop dans un mélange irrésistible. -
Django celebration #01
Né d'une initiative du contrebassiste William Brunard, qui en assure la direction artistique, le projet " Django Celebration " propose de célébrer l'héritage de Django Reinhardt à travers une série de rencontres intergénérationnelles entre une figure reconnue de cette musique et une figure montante ou une figure de la nouvelle génération. Pour ce faire, Label Ouest et le Sunset-Sunside, célèbre club de jazz parisien, s'associent, en invitant " la crème de la crème " de la guitare manouche, toutes générations confondues. Les deux solistes qui inaugurent cette collection qui nous devrait nous mener jusqu'en 2028 (75e anniversaire de la disparition de Django) font l'unanimité parmi les aficionados de cette musique et au-delà. Stochelo Rosenberg fait partie depuis plusieurs décennies des deux ou trois personnalités majeures de la guitare manouche au plan international. Quant à Rocky Gresset, sa collaboration régulière avec Thomas Dutronc, sur scène et en studio, lui confère une très solide expérience, tout comme ses rencontres avec quelques pointures du jazz hexagonal (Louis Winsberg, Eric Legnini...). Les deux musiciens possèdent au plus haut point une qualité commune qui les réunit pour le meilleur : l'élégance. Élégance du jeu, du phrasé, de la sensibilité et de l'émotion, qui font l'objet, chez l'un comme l'autre, d'un suprême raffinement dans l'expression. Cette combinaison donne à leur musique un relief et un caractère tout à fait spécifique, quel que soit le répertoire abordé, standards, incontournables de Django ou compositions personnelles. -
Do it afraid
"La souffrance nous est promise à tous, mais la joie aussi. Il faut accepter cette dualité", déclare Yaya Bey, qui s'engage dans les délices de la vie - l'humour, l'amour, le pouvoir du mouvement humain et du lien social - même si elle doit le faire en ayant peur. Rejetant les récits du passé qui ont été projetés sur elle, ce nouvel album permet à Bey de se réapproprier son histoire avec des chansons résolument amusantes, sincères et nuancées qui puisent dans le R&B, le hip-hop, le jazz, la soul et la dance music. -
Eternamente Omara
A 94 ans, Omara Portuondo présente 'Eternamente Omara', un nouvel album qui réunit des invités prestigieux tels que Nathy Peluso, Silvio Rodríguez, Pablo López et Angélique Kidjo. Figure emblématique du Buena Vista Social Club, la chanteuse cubaine continue de marquer la musique mondiale après plus de 75 ans de carrière. Omara confirme avec cet album son statut de légende vivante et sa capacité à se réinventer sans jamais perdre le lien avec ses racines cubaines. -
IV saisons
Keen'V est de retour avec un nouvel album intitulé "IV saisons". Fort de plus de 1.5M d'albums vendus, il dévoile un projet ambitieux et personnel, qui marque une nouvelle étape dans sa carrière. Composé de 12 titres, chacun représentant un mois de l'année et rattaché à une saison, "IV saisons" propose un voyage musical émotionnel. "IV saisons" est un album à la fois intime et universel, entre évolution musicale et fidélité au style unique de Keen'V. -
Idomeneo, re di Creta : opéra en 3 actes
Une tempête contraint le roi Idoménée, de retour de guerre, à faire une promesse fatidique à Neptune : à son retour sain et sauf, il sacrifiera la première personne qu'il rencontrera, et cette personne, de toutes, sera son fils. La tempête que la musique de Mozart évoque si puissamment se manifeste également chez les personnages de l'opéra. Père et fils, les deux filles royales Ilia et Elettra, qui espèrent des jours meilleurs après une guerre traumatisante, sont tous impuissants à la merci des forces de la nature et de l'émotion. Le "dramma per musica" de Mozart, "Idoménée", de 1781, qui renouvela complètement le genre de l'opéra seria, que l'on croyait éteint, ouvre la série de ses opéras de la période de maturité. Dans cette oeuvre commandée à l'excellent ensemble du Residenztheater de Munich, il a pu puiser dans ses ressources musicales, créant une oeuvre scénique extraordinaire avec des airs sophistiqués, des représentations de rôles nuancées, une partie orchestrale virtuose et plusieurs grandes scènes chorales qui comptent parmi les plus impressionnantes de l'oeuvre de Mozart. -
It's complicated...
Huit ans après "Nightintales", China Moses est de retour avec "it's complicated...", un septième album magistral, addictif et percutant, qui révèle une chanteuse autrice et compositrice plus sincère que jamais, affrontant sans détour les épreuves de sa vie d'artiste et de femme. C'est compliqué ? Peut-être, mais China s'en sort avec son disque le plus riche et éclectique en date, entre jazz, funk, rock, soul, rap et blues. -
Je rentre à la maison
Le nouvel album de Boulevard des Airs s'annonce comme une invitation à voyager entre modernité et authenticité. Les musiciens tissent des riffs de guitares et claviers à la fois simples et redoutablement efficaces, portés par des arrangements actuels et lumineux. Les influences se croisent et se répondent, éclectiques mais toujours cohérentes, comme un reflet de leur ouverture et de leur curiosité artistique. L'écriture, à la fois poétique et sensible, capte les émotions du quotidien avec une justesse désarmante. Cet album, à la fois intime et universel, prolonge avec fraîcheur et maturité la signature si reconnaissable de Boulevard des Airs. En janvier 2025, Boulevard des Airs revient avec "Seul ici", un single poignant sur le deuil d'une relation, la solitude et la résilience. Dans la lignée des précédents, ce nouveau chapitre se veut éclectique, mélangeant les sonorités, entre pop, folk, world et musique électronique. -
Kama kuntu
Née dans une famille mélomane de Palestine, élevée entre Jérusalem et Ramallah, Christine Zayed est une chanteuse, compositrice et instrumentiste, virtuose du qanûn. Son répertoire s'appuie principalement sur la musique arabe classique, basée sur le maqam (la science et la pratique de l'improvisation modale arabe), et sur la poésie arabe, en particulier la poésie palestinienne contemporaine. Ses compositions, fortement ancrées dans la tradition, sont résolument contemporaines, recherchant les chemins de la modernité dans le croisement avec d'autres univers musicaux. Elle vit et travaille en France depuis quelques années et collabore à de multiples projets, notamment au sein de l'Ensemble Chakâm ou du groupe Atine. Elle se produit en solo ou en trio avec le flûtiste Sylvain Barou et le percussionniste Habib Meftah interprétant un répertoire que l'on retrouve dans son premier album, Kama Kuntu ("Ce que j'étais"). On y croise plusieurs invités, notamment Piers Faccini. -
La Sultane
Depuis 5 albums, André Manoukian s'inspire de la musique arménienne comme d'une source inépuisable, dont les couleurs se mêlent parfaitement au jazz modal. Son piano devient sa mémoire intime, son héritage culturel, une langue de tendresse. Entre Orient et Occident, ses compositions sont soutenues par le phrasé spectaculaire des tablas indiens de Mosin Kawa, la contrebasse puissante de Gilles Coquard, le cajon d'Anissa Nehar, les violons somptueux de l'Orchestre Appassionato dirigé par Mathieu Herzog, arrangé par lui-même et Simon Cochard. Un horizon sans frontières, des arabesques levantines comme autant de routes initiatiques, de labyrinthes qui semblent épouser les plis et replis de nos mémoires. Enfin la voix d'Arpi Alto, diva arménienne, nous délivre deux berceuses poignantes. -
Le Champ des possibles
Lilian Renaud, la voix sincère et puissante révélée par The Voice, revient avec un 5e album profondément inspiré par ses racines folk et celtes. Grâce à l'harmonie des guitares acoustiques, du fiddle, des uilleann pipes et des flûtes irlandaises, chaque morceau résonne comme un retour aux racines, une invitation à la simplicité et à la réflexion. Les textes en français abordent des thèmes universels et intemporels : le bon sens paysan, les inquiétudes de la trentaine, la crainte face à l'évolution humaine, et la frénésie d'un monde en perpétuel mouvement. Cet album est une ode à la fraternité et un plaidoyer pour un retour aux sources, un message puissant qui cherche à reconnecter chacun à l'essentiel, tout en offrant un moment de répit et de contemplation dans notre quotidien agité. -
Maame
Maame est le tout nouvel album de Cheikh Lô. Très attendu, ce disque marque le grand retour de l'artiste sénégalais, dix ans après son dernier album. On y découvre des enregistrements inédits, d'une beauté envoûtante, dans la plus pure tradition de Cheikh Lô - un mélange d'élégance, de profondeur et d'âme. Les fans, en haleine, attendaient ce moment avec impatience. -
Marjolaine
Un album généreux, à la fois mélodique et sensible, qui confirme le talent de Gaëtan Roussel. Il y a dans "Marjolaine" une lumière douce, celle qui traverse les souvenirs, les fêlures, les élans du quotidien. Gaëtan Roussel y déplie des chansons comme on feuillette un carnet personnel : parfois intimes, parfois portées par une urgence collective, mais toujours habitées par une émotion sincère. On y retrouve sa voix singulière, posée sur des guitares acoustiques,... -
The Collapse of everything
Premier album solo d'Adrian Sherwood depuis 2012, "The Collapse of everything" propulse le son audacieux et aventureux de Sherwood vers de nouveaux horizons. Bien que profondément ancré dans une sensibilité dub, l'album traverse les genres avec fluidité et fusionne naturellement une multitude d'influences, fruits d'une vie entière passée à écouter et à produire. -
The Cosmic Tones Research Trio
Sur leur second album éponyme, The Cosmic Tones Research Trio approfondit les paysages sonores spirituels qui ont forgé leur approche singulière. Depuis Portland, le trio propose une expérience d'écoute immersive, entre immobilité méditative et pulsations organiques. Mêlant violoncelle, sax alto, piano, flûtes et une riche palette de percussions, leur musique convoque une énergie sacrée, à la fois ancestrale et résolument tournée vers l'avenir. Les morceaux s'épanouissent avec lenteur, mais restent ancrés dans un rythme intérieur, en dialogue avec les traditions du jazz cosmique et de l'improvisation rituelle. Plus qu'un simple fond sonore, cet album agit comme une invitation à l'écoute attentive, à la respiration partagée avec les instruments. Norfleet, Silverman et Verrett tracent ici des frontières mouvantes entre musique et spiritualité, où chaque note devient offrande.
