Coups de cœur 2025 : soul, rap & reggae
Soul
Flowers de Durand Jones & The Indications
On commence avec des fleurs ! Celles offertes par Durand Jones & The Indications sentent bon les influences du groupe : pop des années 60, soul romantique, disco. Le tout parfaitement digéré et porté par les voix de Durand Jones et Aaron Frazer. Imparable !
Departures & arrivals de Curtis Harding
Figure majeure de la soul actuelle, Curtis Harding a sorti un concept album qui le place aux commandes d’un vaisseau spatial. Un prétexte pour aborder des thèmes comme la solitude, la résilience, le mal du pays. On embarque sans hésitation avec Captain Curt !
Heartache in room 14 de The Altons
Peine de cœur dans la chambre 14… le titre du premier album du groupe californien The Altons annonce la couleur : il y sera question d’amour, le temps d’une poignée de ballades aux arrangements délicieusement rétro et aux harmonies vocales irrésistibles.
Big money de Jon Batiste
Blues, jazz, funk, gospel, Caraïbes : toute la richesse de la musique de la Nouvelle-Orléans résonne sur Big Money, exploration par Jon Batiste de ses racines louisianaises, avec une simplicité et un enthousiasme qui en font une belle réussite.
The Bywater sessions de Jon Cleary
Tous les ingrédients de la cuisine musicale néo-orléanaise sont également au menu du nouvel album de Jon Cleary. Enregistré avec un groupe dodu et bien cuivré, le galvanisant The Bywater sessions transpire le plaisir de jouer, pour notre plus grand bonheur.
Sad and beautiful world de Mavis Staples
L’état du monde ne pouvait laisser insensible Mavis Staples. Celle qui accompagna jadis le mouvement des droits civiques continue de chanter sa soif de paix et de justice à travers des reprises de Tom Waits, Leonard Cohen, Curtis Mayfield… Nécessaire et sublime !
Juniper de Joy Crookes
Placé sous le signe du genévrier, symbole de protection et de résilience, le second album de Joy Crookes aborde thématiques personnelles et sociétales avec la même sincérité. Saupoudrée de touches pop et hip-hop, la soul de la jeune britannique touche au cœur.
Tell dem it’s sunny de Greentea Peng
Greentea Peng partage avec Joy Crookes des origines londoniennes et une voix un peu rauque. Mais sa musique est plus ancrée dans la culture dub jamaïcaine. Qu’elle se nomme néo trip-hop ou R’n’B psychédélique, on en fait volontiers notre tasse de thé. Vert, bien sûr.
RAP
Lotus de Little Simz
C’est également à Londres qu’a fleuri le Lotus de Little Simz, qui marque une étape pour la rappeuse britannique. Épaulée d’un nouveau producteur, elle irrigue de son flow irrésistible les 13 titres d’un album aussi éclectique que cohérent. Little Simz est toujours la plus grande !
Warlord of the weejuns de Goya Gumbani
Londonien d’adoption, Goya Gumbani fait le trait d’union entre le rap new yorkais des années 90 et la scène jazz britannique actuelle. Son phrasé nonchalant s’intègre naturellement aux instrumentations vaporeuses d’un album qu’on pourrait sous-titrer Birth of the cool rap.
Live laugh love de Earl Sweatshirt
En matière de cool, Earl Sweatshirt n’a de leçon à recevoir de personne. L’ancien du collectif californien Odd Future a publié Live Laugh love (Vivre rire aimer, tout un programme !), court album un peu foutraque aux allures de rêve sonore enfumé.
Jestures de Atmosphere
Peut-on continuer à faire du rap après 50 ans ? Oui, si l’on se fie au nouvel album du duo Atmosphere. Abordant des thématiques adultes, Slug (rap) et Ant (production) restent inspirés tout au long des 26 titres (un pour chaque lettre de l’alphabet, classés de A à Z !).
REGGAE
Shy girl de Hollie Cook
C’est un plaisir de retrouver la pop tropicale douce-amère de l’Anglaise Hollie Cook pour 12 nouveaux titres habités par sa voix éthérée. Si les arrangements sont moins luxuriants que sur ses précédents albums, le charme de ce reggae romantique opère toujours.
The Kingston Lions de The Kingston Lions
Ce projet réunit des musiciens méconnus ayant contribué dans l’ombre à des enregistrements historiques du reggae. En reprenant aujourd’hui ces titres (popularisés par Desmond Dekker, The Wailers, Max Romeo…), ils établissent un best-of du genre et prennent enfin la lumière.
Underground oasis de Stand high Patrol
Dubadub, qu’est-ce que c’est ? Un mélange de dub, de hip hop, d’electro et de reggae dont le collectif Stand High Patrol revendique la paternité. C’est surtout un écrin musical parfait pour la voix de Pupajim, au timbre si particulier. Du reggae digital vaporeux à souhait.
The Afrodub experience de Umberto Echo
Comme annoncé dans le titre, cet album d’Umberto Echo est bien le résultat d’une fusion de musique africaine et de dub. Fasciné par l’afrobeat de Fela, le producteur allemand mixe jazz, musiques d’Afrique de l’Ouest et sonorités jamaïcaines pour un voyage envoûtant.
Jérôme, janvier 2026
