La playlist d'octobre
Notre sélection musicale du moment :
Tous les titres sont extraits d'albums disponibles à l'Espace Musique de la Médiathèque :
- Léman présente son premier album "Adieu Musique" et déploie ce qu'il sait faire de mieux : une pop toujours légèrement mâtinée de ses influences rock et chanson, alliant fond concerné et forme charmante
- Ahmed Mukhtar et Ignacio Lusardi Monteverde lancent Al-hambra, un dialogue musical entre l'oud et la guitare flamenc. Al-hambra est une exploration vibrante des liens musicaux et culturels profonds entre le monde arabe et l'Andalousie au fil des siècles. Inspiré par une visite au palais de l'Alhambra à Grenade, Mukhtar a été ému par les échos de l'architecture islamique familière, préparant le terrain pour un voyage interculturel à travers la musique. L'album fait le pont sur des siècles d'échanges artistiques, retraçant l'influence de l'oud du Moyen-Orient sur la guitare flamenco et explorant des structures mélodiques partagées telles que le maqam et les gammes flamenco. De la pulsation rythmique de River Banks à l'élégance de Baghdadi Girl, les compositions s'inspirent d'une gamme d'influences traditionnelles et contemporaines, y compris des formes latino-américaines et des modes arabes classiques.
- Le groupe suisse The 18th Parallel propose une nouvelle démonstration de reggae roots moderne de haute tenue. Enregistré entre 2015 et 2025, ce projet réunit un impressionnant collectif de chanteurs jamaïcains, chacun représentant une génération différente du reggae conscient. L'album se compose de six titres vocaux et cinq versions dub, mettant en lumière à la fois la force des textes et l'esthétique de la culture sound system.
- La harpiste Anne-Sophie Bertrand présente "Le cosmos d'Amalie", un voyage évocateur à travers les salons de l'Europe du XIXe siècle. Au coeur de la vie culturelle berlinoise bouillonnante du début du XIXe siècle se trouvait Amalie Beer, riche mécène, intellectuelle et matriarche de l'une des familles musicales les plus influentes d'Europe. Si l'histoire retient souvent son fils, Giacomo Meyerbeer, comme une figure emblématique de l'opéra, c'est le salon d'Amalie qui cultivait les débats artistiques, scientifiques et politiques, soutenait les compositeurs et encourageait la carrière de femmes remarquables telles que Fanny Hensel et Pauline Viardot. "Le cosmos d'Amalie" fait revivre l'esprit de ces salons berlinois grâce à une programmation d'oeuvres soigneusement sélectionnées qui reflètent leur créativité et leur curiosité. De la poésie intimiste de Fanny Hensel et Glinka aux couleurs exotiques des Estampes de Debussy, de la virtuosité de Parish Alvars à l'hommage contemporain rendu à Paganini par Nimrod Borenstein, cet album tisse un fil délicat à travers le temps, l'espace et les influences. Il en résulte une tapisserie musicale chatoyante qui célèbre la mémoire, l'art et le pouvoir intemporel du salon comme espace d'inspiration et de dialogue.
- Enregistrements inédits du pianiste Oscar Peterson lors d'une résidence de 2 semaines au Baker's Keyboard Lounge de Detroit en août 1960. Son trio, formé un an auparavant, atteignait de nouveaux sommets artistiques.
- " Souvent cantonné à la période baroque et considéré disparu après la Révolution française, le clavecin refleurit dès le premier tiers du XXe siècle et inspire des compositions originales " : Justin Taylor nous propose un panorama " personnel " du clavecin au XXe siècle. Il a structuré cet album autour de quatre grands concertos (Falla, Poulenc, Françaix, Górecki) qui sont reliés entre eux par des pièces pour clavecin seul : Bartók qui, dans sa préface des Mikrokosmos dont est extrait cet Hommage à Bach, suggère de jouer certaines pièces au clavecin, Martinu et une création de Stéphane Gassot en référence à Ligeti... Le programme se conclut sur un clin d'oeil à Scott Joplin et à ses fameux ragtimes. Toujours attentif et passionné par les instruments, Justin Taylor a choisi d'enregistrer tout le programme sur un seul instrument, un clavecin construit dans les années 1970 par Anthony Sidey, modèle hybride entre les instruments Pleyel et la facture de clavecin historique, qui " donne une palette de couleurs large et irisée. " Avec cet album, il se met dans les pas de Wanda Landowska et d'Elisabeth Chojnacka, deux pionnières qui ont promu le clavecin dans toute sa modernité.
- À la tête du Gothenburg Symphony Orchestra, Santtu-Matias Rouvali a signé en 5 ans pour Alpha Classics des enregistrements des symphonies de Sibelius et de ses poèmes symphoniques qui ont marqué la discographie et reçu de très nombreuses récompenses dans le monde entier. Il a souhaité poursuivre ce cycle avec le célèbre concerto pour violon pour lequel il a choisi la jeune violoniste suédoise Ava Bahari, artiste en résidence au Gothenburg Symphony et ECHO Rising Star pour 2026/2027... Ensemble, ils forment un duo complice et partagent la même passion pour la musique du compositeur finlandais qui, meurtri de ne pas avoir réussi à être le violoniste virtuose qu'il rêvait de devenir, a composé un concerto qui va devenir une oeuvre incontournable de l'histoire de la musique, où soliste et orchestre sont en fusion... Rouvali et le GSO enregistrent en complément une autre oeuvre qui témoigne de la pensée symphonique novatrice de Sibelius : le cycle des Quatre Légendes de Lemminkäinen, entendu pour la première fois à Helsinki le 13 avril 1896.
- Consobrinae, mot latin signifiant cousins, symbolise la relation entre les deux instruments de cet album: le théorbe et le violoncelle. Giovanni Bellini et Hermine Horiot ont tissé le programme de ce disque comme une tapisserie ancienne, utilisant comme fil conducteur leurs deux instruments et les compositeurs qui leur ont dédié des oeuvres. Outre quelques joyaux en première mondiale, on découvre les deux instruments en duo et séparément dans un programme aux proportions étudiées, où l'harmonie des deux musiciens s'exprime pleinement, traversant la France et l'Italie, d'un siècle à l'autre, avec naturel et une grande vitalité musicale.
- Tim Carman (ex-GA-20) à la batterie, Jimmy James (True Loves, ex-Delvon Lamarr Organ Trio) à la guitare et Adam Scone (Scone Cash Players, The Sugarman 3) à l’orgue. Des musiciens aguerris et passionnés qui s’unissent pour créer des morceaux instrumentaux irrésistiblement funky.
- Héritage", le nouvel album de Pascal Obispo est un album de transmission. 13 duos composés de chansons originales avec ses pairs, Bénabar, Francis Cabrel, Zazie, Renaud, Gaetan Roussel ou Axel Bauer...
- "In my dreams" est une sorte de réunion de famille. Il rassemble certains des amis les plus proches du célèbre guitariste au sein d'un sextet unique. Ensemble, ils explorent un large éventail de la musique américaine, incluant des compositions originales de Frisell ainsi que des classiques du jazz et de l'americana.
- Sous la direction du saxophoniste et chef Bob Mintzer, le collectif explore un répertoire signé par des grands noms du jazz et du big band, dans des arrangements qui font dialoguer la voix de Kurt Elling avec l’énergie orchestrale du WDR Big Band.
- Maïa dévoile son premier album : " Je pleure aussi ". Porté par une pop moderne teintée d'influences des années 70. Pour la première fois, Maïa ouvre tous les aspects de sa personnalité à son public, sans filtre, avec sincérité et sensibilité. Dans cet album chaque morceau se termine sur une note d'espoir avec une musique pop joyeuse, un peu de bossa nova et des cordes qui viennent nous attraper et nous emporter dans un univers empli de douceur, des inspirations autant salvadoriennes, de France Gall jusqu'à Camélia Jordana ou encore Emma Peters. Maïa raconte ainsi l'équilibre subtil entre vulnérabilité et force intérieure.
- HK a le coeur au vent ! Avec ce nouvel album, notre saltimbanque, entouré de ses ami-es de toujours. Il nous offre comme à son habitude des chansons à la fois engagées, rassembleuses et entraînantes; mais il y ajoute cette fois des chansons plus intimes. Il y a aussi ces chansons où HK revient à ses premières amours et retrouve le rap pour mieux nous embarquer, comme aux plus belles heures du M.A.P. Des grandes épopées, des petites histoires du quotidien qui nous touchent au cœur, des moments d'évasion poétiques, de la romance, de l'amour... La batterie claque, la basse gronde, les violons s'envolent, l'accordéon se balade, les cuivres s'amusent, les guitares se rebellent... Et la voix d'HK résonne, toujours et encore, obstinément.
- La diva malienne Fatoumata Diawara revient avec "Massa", une fusion pop-malienne visionnaire. Son œuvre la plus personnelle à ce jour. À la fois introspectif et puissant, l'album explore la maternité, la foi, la mémoire et la résilience, transformant la réflexion intime en un récit universel. À travers ces chansons, Fatoumata invite les auditeurs de tous horizons à cultiver la gratitude et à accepter le destin comme une part inévitable du voyage humain. L'album rend également un hommage émouvant à son défunt père, dont l'amour continue de la guider par-delà sa disparition. Sur le plan musical, Fatoumata Diawara élargir son univers sonore, mariant son héritage musical malien à des textures pop. Sous la direction artistique de -M-, elle crée un son à la fois enraciné et tourné vers l'avenir. Avec cet album, elle réaffirme sa place comme l'une des voix les plus essentielles de la musique africaine, transmuant sa vérité personnelle en une résonance universelle.
- Entre la percussionniste et marimbiste Vassilena Serafimova et le Quatuor Ardeo, deux univers se rencontrent et suscitent de nouveaux répertoires, ainsi que des atmosphères et des sensations recrées en partie grâce à des arrangements originaux. Délicat équilibre, à vrai dire, entre le marimba - rejoint par le vibraphone - et les cordes, le premier instrument pulsatile et soyeux, portant une dimension rythmique plus affirmée et prenant parfois une place concertiste, le second offrant un lyrisme chaleureux et une texture parfois dense ou transparente, mais toujours souple. Délicat équilibre aussi, lorsqu'il s'agit de rendre hommage aux uvres sans en altérer la force artistique première. Au fil des oeuvres et des arrangements, l'itinéraire se dessine comme un carnet de voyage où se croisent traditions séculaires et inspirations nouvelles. Melodies in a bottle se veut moins un programme qu'une traversée : celle d'horizons marins ou urbains, de paysages réels ou imaginaires, de musiques dont l'histoire se réécrit à chaque note. Un espace de rencontre où la curiosité devient le plus beau des moteurs.
- "La Suédoise Kendra Egerbladh - alias Waterbaby - confirme son impeccable sens du songwriting grâce ce disque construit autour d’une guitare sèche, d’un piano et rehaussé d’instruments à cordes frottées et de cuivres." (Les Inrocks)
- Blk Odyssy est un artiste et producteur basé à Austin, dont le son novateur mêle soul, hip-hop, rock, funk et pop.
- Parallel Universe est la nouvelle collaboration entre Natacha Atlas et Samy Bishai - une réinvention audacieuse du point de rencontre musical entre l'Orient et l'Occident. Si certaines textures évoquent un imaginaire rétro-futuriste, l'âme du disque est résolument ancrée dans le présent - une vision audacieuse et actuelle de la pop arabe, filtrée par une écriture sonore expérimentale.
- Après un premier album pour Alpha consacré à ses racines américaines (Alpha1071), la pianiste Claire Huangci célèbre ici les compositrices : "les réalités auxquelles ces femmes ont été confrontées sont difficiles à imaginer pour toute femme d'aujourd'hui" : Clara Wieck (future Schumann après son mariage avec Robert en 1840) sera mère de huit enfants et principale source de revenus de la famille, constamment en tournée. Fanny Hensel composait principalement en privé, publiant souvent sous le nom de son frère. La carrière d'Amy Beach a été pratiquement réduite au silence pendant son mariage ; ce n'est qu'à la mort de son mari qu'elle est revenue sur scène. Florence Price a été victime de discrimination raciale et sexuelle et a ensuite élevé seule ses deux enfants. Par-delà les siècles, les voix de ces femmes nous parviennent grâce à des musiciens comme Claire : "dans leur musique, nous n'entendons pas seulement l'histoire. Nous entendons la transformation. Héroïnes est ma façon de réécouter et d'ajouter ma voix à la leur.".
- Aventurier infatigable et âme romanesque, Joseph Bologne de Saint-George renaît ici à travers un portrait inédit, révélant les multiples facettes de son talent. Véritable polymathe né en Guadeloupe, il sut allier les arts et les armes : escrimeur hors pair, conseiller militaire et virtuose du violon - il fut même professeur de Marie-Antoinette. Théotime Langlois de Swarte et l'Orchestre de l'Opéra Royal mettent ainsi en lumière cette personnalité flamboyante qui sut s'élever au-delà des carcans du XVIIIe siècle.
- "Un disque mi-RnB, mi-gospel, qui ravira les amateurs de belles voix." (Jazz Radio)
- Dub et house music. Deux esthétiques nées dans l'ombre, façonnées loin des industries dominantes. Deux scènes issues des marges, qui mettent la danse, les systèmes de sonorisation et les minorités au centre. Des sessions soundsystem jamaïcaines aux nuits du Warehouse de Chicago, la house, le reggae et le dub partagent bien plus qu'on ne l'imagine. C'est là, au croisement de ces lignes, mus par cette soif d'expérimentation, que les membres de Stand High Patrol ont trouvé un énième terrain à cartographier. Pensé pour la danse, pour les DJ, "Skanking & Jacking" allie de façon inédite les pulsations de la house music aux vibrations et au groove du reggae.
- Si Massenet s'est fait le champion de l'opéra français, son apport au genre de la mélodie mérite d'être réévalué. Pour preuve, cette série de pages orchestrées avec raffinement, toutes restées à l'état de manuscrits. Les Expressions lyriques forment le sommet de ces expérimentations, en mêlant voix parlée et chantée. Les Chansons des bois d'Amaranthe se signalent également par l'originalité de leur formation : un quatuor de chanteurs dialoguant avec un orchestre qu'anime un piano volubile.
- "The Art of Acceptance" est certainement le meilleur album de Protoje à ce jour, un projet porté par des textes travaillés, une maturité de pensée et des productions extrêmement soignées. Une œuvre où lâcher-prise et liberté de ton naviguent entre reggae authentique, influences hip hop et touches de dancehall et de soul. (Reggae.fr)
- " We Were Made For These Times " est un album marquant le 40e anniversaire des Klezmatics, qui répond à un monde divisé par une musique empreinte de protestation, de foi, de joie et de solidarité radicale. Ancré dans l'expérience des immigrants et la mémoire collective, cet album s'adresse à toutes les cultures et à toutes les générations, mettant en avant la dignité, les liens humains et la résilience collective. " We were made for these times " aborde la tradition non pas comme une préservation, mais comme une action : une musique qui se souvient de ses origines tout en s'adressant directement au présent. Depuis près de quatre décennies, The Klezmatics ont redéfini le klezmer et la musique yiddish en tant que force vivante et radicale - fusionnant une tradition profonde avec l'énergie punk, l'improvisation jazz, la ferveur gospel et les rythmes du monde. L'album affirme ce que The Klezmatics croient depuis quarante ans : que la joie, la résistance et la communauté sont indissociables - et que la musique reste l'un des outils les plus puissants dont nous disposons pour survivre, imaginer et façonner l'avenir.
- À l’occasion du 20e anniversaire de son label Brownswood, Gilles Peterson réactive l'association entre le saxophoniste Gary Bartz (85 ans) et une nouvelle génération de musiciens londoniens pour un album de jazz actuel et inspiré.
- Avec XX, Fally Ipupa célèbre deux décennies d'excellence, de créativité et d'influence. Un album-symbole, une œuvre manifeste, la preuve éclatante que son parcours n'est pas seulement exceptionnel, il est historique.
